Une politique emblématique pour le bassin de la Loire

Plusieurs espèces migratrices réalisent une partie de leur cycle de vie sur le bassin de la Loire. Les exigences des poissons migrateurs amphihalins en termes de qualité de l’eau, d’habitats et de continuité migratoire sont telles que la restauration de leurs populations est un puissant intégrateur des politiques conduites en faveur des milieux aquatiques à l’échelle du bassin.

L’organisation à l'échelle du bassin

Le comité de gestion des poissons migrateurs (Cogepomi) des bassins de la Loire, de la Sèvre niortaise et des côtiers vendéens élabore le Plan de gestion des poissons migrateurs (Plagepomi).

Le Plagepomi est le document de référence en matière de gestion des migrateurs. Le Cogepomi en a établi les orientations et les mesures de gestion pour la période 2014-2019.

Site partenaire  : DREAL Centre-Val de Loire : Gestion des poissons migrateurs

Les espèces concernées par le Plagepomi

Liste des sept espèces amphihalines à prendre en compte dans le Plagepomi

  •     saumon atlantique (Salmo salar)
  •     grande alose (Alosa alosa)
  •     alose feinte (Alosa fallax)
  •     lamproie marine (Petromyzon marinus)
  •     lamproie fluviatile (Lampetra fluviatilis)
  •     anguille (Anguilla anguilla)
  •     truite de mer (Salmo trutta, f.trutta)

Ces espèces vivent alternativement en eau douce et en eau salée afin de réaliser leur cycle biologique complet. Parmi elles, le saumon atlantique, la truite de mer, les aloses et les lamproies se reproduisent en rivière et grossissent en mer (espèces anadromes ou potamotoques). L’anguille se reproduit en mer et grossit en rivière (espèce catadrome ou thalassotoque).

Site partenaire : Agence Française pour la biodiversité "Les modalités de gestion des migrateurs dans les autres grands bassins hydrographiques du territoire national"

Un enjeu essentiel pour le bassin Loire-Bretagne

L’objectif de long terme pour la grande alose, l’anguille européenne, le saumon atlantique et la lamproie marine est « la préservation et la reconquête de la viabilité pérenne des populations sauvages dans les bassins de la Loire, de la Sèvre niortaise et des côtiers vendéens ».

Les actions en faveur des poissons migrateurs amphihalins concourent à l'atteinte des objectifs de la politique de préservation et de restauration de milieux aquatiques issus de la Directive cadre européenne (DCE). Ainsi, le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) 2016-2021, pour le bassin Loire-Bretagne, indique « qu’il faut reconstituer les effectifs de poissons migrateurs à travers la restauration de la continuité écologique et de la qualité des cours d’eau, voire empêcher la disparition totale de certains des grands migrateurs » (chapitre 9 – Préserver la biodiversité aquatique).

Site partenaire :  Agence de l'eau Loire-Bretagne Préserver la biodiversité aquatique (chapître 9 du Sdage 2016-2021 pour le bassin Loire-Bretagne)

 

Partager cette page sur :