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L'Ifop a été mandaté au titre de cette enquête téléphonique dans le cadre d'un marché public d'avril à octobre 2012.

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Prévention des inondations

Résultats de l'enquête téléphonique 2012

En juin 2012, la deuxième vague du baromètre sur la perception du risque inondation a été conduite par l'Ifop à la demande de l'Etablissement public Loire et des collectivités partenaires auprès d'un échantillon représentatif de 1.708 chefs d'entreprise exerçant leur activité professionnelle sur le bassin de la Loire et ses affluents. Il s'agissait de mesurer les évolutions dans les trois années écoulées depuis le premier baromètre 2009.

Globalement, les évolutions constatées entre les deux enquêtes obéissent au principe de réalité, tout en confirmant les tendances marquantes de 2009 :

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Une confirmation de la mise à distance, voire du déni du risque inondation par les chefs d'entreprise du bassin

Première tendance confirmée depuis le baromètre 2009 : la cartographie des zones inondables est méconnue. Ainsi, bien que la moitié des entreprises interviewées se trouvent réellement en zone inondable, moins d’un tiers des dirigeants en ont conscience, attestant d’un net décalage entre la perception des répondants et la réalité. Plusieurs éléments se combinent pour alimenter cette l’idée d’un risque faible :

• Une sous-évaluation du risque inondation, perçu par 68% des chefs d’entreprise situés en zone inondable comme « pas élevé » ;
• L’impression d’une diminution du risque inondation qui est jugé moins important que par le passé par 60% des entrepreneurs sondés.
• Un sentiment d’exposition et de vulnérabilité au risque inondation qui divise. Si près de la moitié des entreprises se sentent exposés (54%), peu se considèrent vulnérables (39%).

Si la conscience de l’ampleur des dommages engendrés par une inondation existe largement avec 61% des entreprises du bassin estimant que leur activité serait impactée ; cette situation semble relever davantage de l’hypothèse que de la probabilité. Ajoutons que la marginalité de l’expérience d’une inondation, soit du domicile, soit de l’entreprise, contribue sans doute à renforcer ce double mouvement d’ignorance et d’atténuation du risque inondation.

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Une prise en compte du risque inondation reléguée à un rang de priorité inférieur par les chefs d'entreprises du bassin

Paradoxalement, malgré les dommages subis et jugés importants par les entrepreneurs du bassin, les dégâts constatés ne déclenchent pas systématiquement la mise en place de mesures de réduction de la vulnérabilité aux inondations dans les entreprises. Ainsi, seul un tiers d’entre elles (33%) a pris des mesures spécifiques pour réduire la vulnérabilité de leur activité, principalement en raison de « ne pas en voir l’utilité » (58% + 2 points) et d’aides financières jugées trop peu incitatives (27%).

Le sentiment que le risque inondation est moins important aujourd’hui que par le passé, qu’il est jugé comme moins important que d’autres risques, celui d’une certaine fatalité voire même d’une résignation face au risque inondation, la réorganisation des priorités pour l’entreprise dans un contexte économique difficile viennent éclairer ces résultats.

A cet égard, preuve que l’incitation financière aurait un impact sur la mise en œuvre de mesures au sein des entreprises situées en zone inondable, la moitié des dirigeants (50%) se dit prête à prendre des mesures et à réaliser des travaux sous réserve d’une aide financière.

De plus, les acteurs économiques du bassin confirment des attentes fortes vis-à-vis des pouvoirs publics en déclarant que la prévention du risque inondation doit constituer un chantier prioritaire pour les pouvoirs publics ; ils sont prêts des trois quarts des chefs d’entreprise sondés (73%).

Invités à s’exprimer sur les actions à mettre en œuvre en priorité dans les prochaines années pour prévenir le risque inondation, ils plébiscitent nettement deux actions autour de l’organisation et de l’aménagement du fleuve et de ses abords à savoir, la limitation voire l’interdiction de constructions en zone inondable (75%) et l’aménagement et l’entretien de la Loire et ses affluents (59%). Enfin, bien qu’impliquant une démarche volontaire de l’entreprise, les actions de soutien à la réalisation de diagnostic et à celle de mesures cofinançables de réduction de la vulnérabilité, retiennent l’attention d’une part non négligeable des dirigeants interrogés. Ainsi, à l’instar de 2009, un entrepreneur sur cinq (22%) souhaite inscrire comme action prioritaire le soutien à la réalisation de diagnostics gratuits.

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Un sentiment d'information croissant et majoritaire parmi les chefs d'entreprise du bassin sur le risque inondation

Plus d’un chef d’entreprise sur deux (59%, +9points) a le sentiment d’être informé sur le risque inondation.
15% (+ 4 points) s’estiment même « très bien informés » à l’occasion de ce nouveau baromètre ; résultats des efforts déployés en matière d’information et de sensibilisation des chefs d’entreprise.

Plus de deux tiers (67%) des dirigeants interrogés considèrent qu’il faut se préparer à vivre d’autres inondations. En lien logique, 63% des chefs d’entreprise affirment dire à d’autres personnes que des inondations sont possibles sur le bassin de la Loire et ses affluents. Enfin, plus de la moitié des dirigeants (56%) considère qu’il est possible de travailler normalement même si son entreprise est située en zone inondable.

Ce niveau d’information croissant et majoritaire reste toutefois nuancé comme en 2009 par un déficit d’intérêt pour des informations supplémentaires sur le risque inondation. En toute logique, le souhait d’information supplémentaire est indexé au sentiment d’exposition, au sentiment de vulnérabilité, à l’expérience d’une inondation et au sentiment d’information. Pour les entrepreneurs souhaitant recevoir des informations supplémentaires, les attentes se portent prioritairement sur le risque inondation à l’échelle de la commune (75%, +11 points) et sur les mesures de prévention existantes telles que le diagnostic gratuit et les mesures de réduction de la vulnérabilité aux inondations (52%, +8 points).

L’information sur le risque inondation demeure avant tout véhiculée par les vecteurs d’information traditionnels. Les entrepreneurs sondés se déclarent avoir été informés sur le risque inondation au cours des douze derniers mois prioritairement par les médias à l’image de la presse, de la télévision et de la radio (67% des citations).

Cependant, bien que les entrepreneurs se disent informés sur le risque inondation, on constate que les actions mises en place pour réduire ce risque restent majoritairement méconnues d’eux. Les actions mises en place depuis plusieurs années et les plus visibles sur le terrain s’avèrent logiquement les plus citées comme le renforcement des ouvrages de protection existants (49%) et la création de services de prévision des crues chargées de donner l’alerte (47%).

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Le diagnostic de vulnérabilité aux inondations produit des effets clivants chez les chefs d'entreprise l'ayant fait réaliser pour leur activité

La réalisation du diagnostic de vulnérabilité aux inondations produit clairement des effets clivants dans la manière dont les acteurs économiques du bassin appréhendent la notion de risque inondation :

• ils se déclarent plus que la moyenne situés en zone inondable (83% contre 18%);
• ils se considèrent largement plus « exposés » (76% contre 39%) et plus « vulnérables » (56% contre 46 %) ;
• ils envisagent des conséquences plus importantes pour leur entreprise en cas d’inondation, et notamment des conséquences notables pour l’activité de leur entreprise (88%, soit +27 points par rapport à la moyenne), pour leurs biens et équipements (80%, +22 points), pour l’activité de leurs clients (78%, +32 points), pour leurs salariés (72%, +27 points) et pour l’activité de leurs fournisseurs (52%, +25 points) ;
• qu’ils aient ou non vécu une inondation dans leur entreprise, ils ont plus que la moyenne (+ 26 points) mis en œuvre des mesures spécifiques pour préserver leur activité ;
• ils sont plus nombreux (84%) à s’engager dans la mise en place de mesures si des aides financières leur sont proposées ;
• ils se souviennent davantage avoir été en contact avec une information relative au risque inondation au cours des 12 derniers mois (65%) ;
• ils ont une meilleure connaissance des actions mises en place pour réduire le risque inondation en donnant des scores de notoriété par action entre 27% pour l’action la moins connue (12% en moyenne) et 83% pour celle la plus connue (49% en moyenne) ;
• enfin, ils inscrivent plus que la moyenne comme prioritaire les aides financières à la préparation face au risque inondation (41%, + 25 points) et à la mise en place de mesures de réduction de la vulnérabilité (40%, +28 points).

Pour conclure, les chefs d’entreprise ayant fait réaliser un diagnostic de vulnérabilité de leur entreprise ont une meilleure connaissance de leur localisation en zone inondable et ont davantage conscience de leur vulnérabilité et des risques encourus en cas d’inondation. Ils sont davantage informés que les autres, connaissent mieux les dispositifs mis en œuvre, considèrent que le risque inondation doit être traité prioritairement par les pouvoirs publics et ils attendent davantage de soutien et d’information à destination des entreprises.


Perception du risque inondation par les acteurs économiques
sur le bassin de la Loire et ses affluents depuis 2009


 
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