Séminaire Technique Zones humides et têtes de bassin
L'Agence de l'eau Loire-Bretagne et les signataires du Plan Loire 2007-2013 souhaitent promouvoir des actions de préservation de ces têtes de bassin au travers de l’un des objectifs de la plate-forme « eau, espaces, espèces », soutenu par le « Programme Opérationnel Plurirégional FEDER Loire », en raison des forts enjeux que ces espaces représentent (cf. encadré ci-dessous).
Toutefois, malgré ces forts enjeux partagés, les projets engagés sur les têtes de bassin sont encore peu nombreux. Les premières causes sont certainement la faible connaissance de ces espaces fragiles et les difficultés ressenties pour y intervenir.
Au regard de ce constat, ce séminaire s'attachera à mieux définir les problématiques à prendre en compte ainsi que les priorités d'actions à engager sur ces têtes de bassin.
Nous vous diffuserons dans les prochaines semaines, un préprogramme de ces journées ainsi qu'un bulletin d'inscription.
Pour tous renseignements, veuillez prendre contact auprès de :
Agence de l'eau Loire-Bretagne :
Lucien MAMAN - lucien.maman(at)eau-loire-bretagne.fr -
Tél : 02.38.49.75.87
Fédération des Conservatoires d'espaces naturels :
Benoit JÉHANNET, benoit.jehannet(at)enf-conservatoires.org,
Pascal DANNEELS, pascal.danneels(at)enf-conservatoires.org
Tél : 02.38.24.55.00
A l’extrême amont des cours d'eau, les têtes de bassin représentent notre « capital hydrologique ». Elles constituent un milieu écologique à préserver, habitat d’une grande biodiversité et zone de reproduction des poissons migrateurs. Elles conditionnent en quantité et en qualité les ressources en eau de l’aval mais sont suffisamment prises en compte dans les réflexions d'aménagement, en raison d'un manque de connaissance sur leur rôle. Souvent de bonne qualité, ces zones sont cependant fragiles et peuvent très vite se dégrader en raison des activités économiques qui s'y installent. Les impacts des diverses activités humaines (agriculture, sylviculture, urbanisation, tourisme...) sont mal connus et souvent sous estimés »1: fermeture des structures paysagères comme dans les tourbières, reboisements massifs artificiels des versants en résineux, drainage des sols, dégradant la fonctionnalité des zones humides,...
La solidarité de bassin est donc essentielle, en particulier à l'amont de prises d’eau couvrant des besoins stratégiques pour l'alimentation en eau potable ainsi que pour la préservation des zones humides et très petits cours d'eau, reconnus en terme de valeur patrimoniale et souvent d'intérêt écologique majeur.
« La sensibilité des têtes de bassin et l'influence essentielle de ces secteurs dans l’atteinte des objectifs de bon état à l'aval justifient d'identifier précisément ces zones et de définir des mesures de restauration spécifiques lorsque c’est nécessaire. »1 Par ailleurs, leur faible densité de population et de revenu par habitant, liés à un tissu économique peu dense, sont souvent à l’origine d’une certaine désertification historique des territoires. Les conditions socio-économiques de leur devenir durable sont alors rendues plus difficiles, justifiant ainsi la mobilisation de crédits publics de diverses natures, pour concilier préservation des milieux et développement de ces territoires.
1 Extrait du projet du SDAGE Loire Bretagne, approuvé par le Comité de Bassin en novembre 2007
















